28 1 / 2013
21 12 / 2012
Le 22 décembre 2012.
J’pense au début du monde le 22 décembre 2012.
Quel lecteur n’a jamais senti cette boule d’excitation au ventre, ce serrement de coeur et de gorge en tournant la dernière page d’un chapitre plein de suspens ?
Qui n’a jamais vu sa vision du monde changer après avoir refermé un quatrième de couverture ? Certains auront retrouvé du courage, d’autres, de l’espoir, ou de l’amour, de la paix, de la sérénité, de la joie. D’autres encore (ou peut-être les mêmes), auront senti cette vibration toute spéciale qui donne envie de poser cet objet précieux, et de partir à l’aventure, comme ces héros qui accompagnent les lecteurs jusqu’au plus profond d’eux-mêmes.
Si ce n’est pas ce que vous ressentez en ce moment, cherchez. Cherchez un nouveau livre qui vous (re)donnera goût à la vie, soulevez des pans de votre monde à la recherche d’un chapitre qui vous animera, allez voir vos héros de chair et d’os pour apprendre d’eux : faites tout pour que, la prochaine fois que vous fermerez les yeux, vous sentiez la Vie dans chaque parcelle de votre Être. Faites tout pour que, chaque fois que votre regard s’arrêtera, un lien tout particulier vous unisse à cet endroit, cet objet, cette personne. Faites tout pour lire dans ce monde afin de pouvoir l’écrire à votre tour.
Car il n’y a rien de plus important que de (re)trouver sa propre place dans ce spectacle magique.
26 9 / 2012
On l’avait entendue pleurer et rire à sa naissance. On s’en était réjoui après ce moment de frayeur. Et puis, la nuit, quand elle était seule, ou qu’elle avait faim. Et puis, le jour, quand on s’occupait d’elle, ou qu’elle s’amusait. Et puis. Un jour, on n’entendit plus rien. Plus un mot. Plus un rire. Plus un pleur. Il n’y avait plus rien sur ce visage qui s’exprimait auparavant de façon si vivace. On ne pouvait voir que ces yeux égarés dans le ciel, son sourire évaporé dans son coeur. Elle ne parla plus.
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Comme un livre qu’on écrit, ses pages s’écrivent et se remplissent de choses qu’elle seule voit. Elle regarde, elle observe, elle reste derrière pour mieux voir tout le monde. S’assurer que chacun a la place qui lui faut. Et elle s’oublie. Parfois, le temps d’un paragraphe, elle éclate de rire. D’autres fois, elle laisse l’encre déborder le long de ses yeux, et patiente, silencieuse dans sa chambre, le temps que l’on tourne la page et ouvre un nouveau chapitre. Mais toujours, quand on s’approche de son livre, elle nettoie l’encre en trop, et remet les lettres en place. On dit qu’il est étrange, mais bien écrit. Qu’il est parfois confus, incompréhensible, et qu’on ne s’identifie pas à son personnage principal. Mais on tourne les pages. Les feuilles volent, bruissent, défilent, et les années passent. Au fur et à mesure qu’on avance dans l’histoire, on apprend à mieux la connaître, et à déchiffrer ces mots qui ont été mal écrits pour être mal lus. On entend son rire. Une fois. Deux fois. De plus en plus fort. De plus en plus spontané. De plus en plus. Mais même si on prêtait attention, si on tendait l’oreille près de sa gorge, on n’entendrait pas le soupçon du moindre pleur. Il nous manque. Le cri qui a été poussé à sa naissance. Le cri du coeur, à la fois mélancolique et heureux, annonceurs des événements de la vie. Lorsque quelqu’un vient au monde, une autre personne lui cède la place. On expire dans un cri au début, et l’on expire dans un souffle à la fin. Mais toujours, il y aura ce petit son qui dit que l’âme est repartie au-delà. C’était bien cela, son premier cri. Celui d’une arrivée mêlé à celui d’un départ. Celui de milliers d’Êtres qui encouragent le nouveau né à vivre, et l’autre à partir pour de bon. Mais il n’avait plus jamais résonné dans son corps. Ses pleurs n’étaient que soubresauts, larmes, et fatigue. La gorge éteignait les plaintes avant que leurs vibrations ne prennent naissance en son sein. Toute la douleur et l’énergie s’éparpillait alors dans son corps entier. Des oreilles aux pieds, le ventre, les jambes, les genoux, tout encaissa chaque jour de trop plein d’encre. De trop plein de choses à dire.
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Une fois, il n’y a pas très longtemps, un sentiment monta en elle. Un mélange de souffrance, de tristesse, de conscience, de libération, d’acceptation, de renouveau, de pardon, de soulagement. Elle inspira, et une vague d’Amour la renversa, sans se prendre de gants, ni prendre soin de s’approcher doucement. Comme un enfant qui naît, son expiration se fit la plus forte possible, et ses pleurs, soudain dotés d’une voix, les plus longs qu’elle eut vécu.
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On dit qu’on ne naît qu’une fois.
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Mais parfois deux.
(Source: betty-durieux)
18 9 / 2012
A tumblr
Ce tumblr étant plus un carnet de bord.
Celui-là est vraiment réellement consacré à la photographie, n’hésitez pas à aller jeter un coup d’oeil ! :


